Couquingue

Dimanche 9 août 2009
Il est des choses qu'un homme dans sa vie doit essayer pour ne pas mourir idiot.
Des choses qui feraient de lui la risée du Lions Club, mais baste !
Il faut vivre pour manger, et non pas manger pour vivre, comme disait Pierre Mendès-France.

C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de tester une recette extrême.
Enfin, une recette... Restons calmes, y'a surtout du sucre et du gras.
Donc, pour commencer, prenez une bonne vieille tartine de beurre de cacahuète des familles.




Rien de bien compliqué, jusqu'ici, hein.
Ensuite, tartinons joyeusement de la pâte à tartiner au marshmallow sur du pain.




Déjà vous commencez à avoir des contractures musculaires, je le sais.
Oui, la perspective de manger tout ça EN MEME TEMPS donne des sueurs froides à un Spetsnaz.
Mais soyez forts, et ne perdez pas de vue votre but : bouffer n'importe quoi mais être le premier à le faire.

Ensuite, bon, eh bien on s'en doute, on colle tout ça ensemble, et pour pas qu'il y ait d'incident
de parcours, je vous ai mis une image pour illustrer la phase collage :




La moitié de faite, pfiou. Alors là où ça se complique, c'est que bien sûr, ça vaudrait pas le coup de
faire un article si y'avait QUE CA à manger. Là on y balance de la confiote, mais ATTENTION !
Sur la face opposée au Fluff, bien entendu.




Là je préconise d'utiliser de la gelée, pour éviter les morceaux et tout ça, c'est quand même un
sandouiche de tartines MOU, donc, respecte la mollesse, bordel.

Puis, alors que la puissance de tout ce sucre qui émane de votre préparation commence à vous
faire squamer les paupières et fondre les ongles, on met la dernière couche, l'ultime attaque à plus de 9000.

La pâte à tartiner au Speculoos ! Youhouuuuu




Et là bon, paf, on ferme, en évitant de mettre les côtés tartinés à l'extérieur, sinon comment tu veux
saisir tout ça sans te saloper, hein ? Imbécile.




Là, vient la partie la plus complexe, je vous l'avoue : il va falloir manger tout ça (oui, avec vos dents, votre
bouche et tout le merdier qu'il y a derrière).
Ou alors vous le faites manger à votre petite soeur ou votre chien mais je vois pas bien l'intérêt,
avec tout l'amour que vous avez mis dans la confection de ce mets magique.
Démonstration !




Vous remarquerez que le sandouiche n'est guère impressionnant en terme de taille.
C'est dû comme je le disais à l'importance non négligeable de son fort coefficient de mollesse.



En bouche, de fait, la duveté est incontestable. Du fait de la présence de sucre on note également
une forte collance, et le beurre de cacahuète apporte une astringence. Les sensations sont donc
loin d'être désagréables, et ça se mange pour ainsi dire tout seule. Côté goût, ça devient plus difficile :
même si on sent bien tous les ingrédients, mis à part le Fluff - mais c'est là une de ses particularités,
seul déjà son goût n'est pas très puissant - la pâte à tartiner au Speculoos domine bien les saveurs.
C'est là qu'on se rend compte de la puissance de son goût, et c'est un peu dommage.
La gelée que j'ai personnellement utilisée ne se sentait pas beaucoup, je conseillerais donc l'usage
d'une gelée dense avec un fort goût - voire de confiture de sorbier, mais là ce ne sont que mes goûts personnels.

En définitive, on peut dire que l'intérêt de l'expérience n'est pas concluant en terme de saveurs,
on a trop mis de trucs (je t'avais prévenu aussi, mais tu n'en fais qu'à ta tête).
Par contre je pense que si on triple le sandouiche et qu'on le laisse un peu durcir
ça peut faire du biscuit de soldat vachement efficace (ou tuer des vieilles personnes).


Par Damo
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Mercredi 13 mai 2009
Halte là, voyageur. Je sais que tu as faim - je le vois dans tes yeux chassieux, le sens dans 
ton haleine acide.

Malheureusement pour toi, ce soir, on se fait péter la ruche. Tu vas pas y couper, navré, mais tu vas
être obligé de manger du pain, des pâtes, de la viande et du fromage, et tout ça d'un coup d'un seul.
Oui,  je sais, moi aussi j'aimerais être ailleurs.

Le Timpano nous vient tout droit de l'improbable inconnu d'un film de 1996 appellé La Grande Nuit,
film à base de restaurants, d'italiens, et tutti quanti l'amoroso.
Et, tenez-vous bien, cette recette que vous allez lire, est pour la première fois, à mon auguste connaissance,
traduite en français.
Ce qui explique que je me sois amusé à convertir les cups en mesures franco-françaises sans rien y toucher,
histoire que tu bosses aussi un peu, feignasse de l'internet.



Ingrédients :

 

            Pâte

591.48 ml de farine

170.10 g de beurre

4 jaunes d’oeufs

Une demi-cuillère à café de sel

 

29.58 ml de beurre

354.89 ml de chapelure

907.18 g de Rigatoni

29.58 ml d’huile d’olive

591.48 ml de sauce tomate napolitaine

473.18 ml de parmesan fraîchement râpé

De 236.59 à 354.89 ml de béchamel

226.80 g de jambon

12 boulettes de viande à la napolitaine

De la noix de muscade


Se munir d'un très grand saladier en métal.


Pour faire la pâte :

Déposer la farine en puits sur une surface de travail en bois.

Découper le beurre en petits morceaux et le déposer dans le puits en compagnie du sel, des jaunes et d’une cuillère à café d’eau froide.

Bien mélanger du bout des doigts pour obtenir une masse grumeleuse.

Pétrir la pâte pendant 5 minutes.

Envelopper d’un film alimentaire et réserver.

 

Préchauffer le four à 190 degrés.

 

Etaler la pâte pour qu’elle fasse un demi-centimètre d’épaisseur.

Beurrer le saladier et saupoudrer l’intérieur de chapelure.

Recouvrir entièrement l’intérieur du saladier avec la pâte en laissant à peu près 4 centimètres de longueur de pâte pendre à l’extérieur du saladier.

 

Faire bouillir 6 litres d’eau pour cuire les rigatoni. Ajouter deux cuillères à soupe de sel.

Faire cuire les pâtes dans l’eau bouillante, 3 minutes de moins que ne l’indique le paquet.

Les égoutter et les rafraîchir pendant 2-3 minutes sous l’eau froide.

Mélanger avec l’huile d’olive et réserver.

 

Mélanger la moitié des rigatoni avec la sauce tomate napolitaine et 118 ml de parmesan, mettre de côté.

Mélanger la moitié des rigatoni avec la béchamel, 118 ml de parmesan, la muscade et le jambon.

Placer le mélange rigatoni / béchamel dans le saladier, et tasser légèrement.

Ajouter une bonne couche de parmesan râpé.

  Disposer les boulettes de viande en une couche, puis tassez légèrement à nouveau.

 Ajouter une nouvelle couche de parmesan râpé.

 Répartir le mélange rigatoni / sauce napolitaine puis pressez délicatement.

  Refermer les pans de pâte vers l’intérieur du bol et appuyer doucement pour sceller.

  Couvrir le saladier de papier aluminium et mettre au four pendant 1h20.

  En fin de cuisson, retirer du four, retirer le papier aluminium,

et inverser sur un plat de service sans retirer le saladier.

 

Laisser reposer 10 minutes, puis détacher prudemment la pâte des bords du saladier avec un couteau et frapper le haut du bol pour détacher le tout.

  Servir immédiatement avec le reste de parmesan râpé en découpant le Timpano en tranches verticales.




Par Damo
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Dimanche 21 octobre 2007
    Aaah béna doué.
T'as vu comme le froid est revenu doudou dis donc ?
On se croirait à Paimpol en août, pfiouuu moi ma bourgeoise a ressorti ses peaux de mouflons.

Bon alors du coup, dans un souci de saine alimentation et de survivance arctique,
je nous ai concocté une petite compote de derrière les fagots (derrière un fagot il y a toujours
son petit copain fagot, mais ces jeunes font bien ce qu'ils veulent) avec des fruits.
"Une compote avec des fruits ! Ah ! Comme il est cocasse cet homme !"
Je vous entends déjà rire, fats que vous êtes.
C'est parce que tu n'as jamais vue un Hun faire un compote.
Ne me parlez plus de Brumaire 428, pitié.

Bon, alors, pour votre édification, voici ma recette, en images, avec des scènes coupées
parce que je sais que des fois les gosses de Joël Robuchon lisent mon blog
et ces petits cacatoès seraient capables de répéter.

compote-1.JPG

   Alors là tu vois, c'est au début, c'est pour te montrer comme je suis un bourgeois avec un double-évier.
Du coup tu peux honteusement recopier le nombre de fruits et leurs couleurs, sauf si tu es daltonien.
Là tous les fruits y prennent un bain ensemble pour apprendre à se connaître, et ainsi
pour que tu aies une meilleure synergie dans ta compote, de l'ordre du gagnant-gagnant.
Et aussi parce que les figues et le raisin tu y leur laisse leur peau, donc ils doivent être propres.
D'ailleurs en parlant du raisin, moi je te conseille d'en mettre pas du tout, ou très peu, là j'ai
tout mis et ça sentait trop à mon goût.
Mais bon ma bourgeoise elle trouvait qu'on sentait trop la banane.
C'est une question de goût.

compote-2.JPG

   Alors là je dois te raconter une anecdote drôlatique sinon tu comprends pas le rapport.
En fait, là dans ma cuisine j'avais le choix entre une monoplaque électrique ou un minifour électrique,
pour cause que les livreurs de gazinière y mettent un mois pour te livrer (oui on habite en Ossétie
du Nord, hardcore).
Donc, grosso modo pour te dire, j'avais pas de plat assez gros pour contenir tous les fruits pour
rentrer dans le four, lui étant trop petit pour contenir un plat assez gros; d'autre part ma bourgeoise
devait cuire des patates pour la purée sur la monoplaque.
Bon, pour finir j'ai décidé de faire la fête avec le mixer de Madame en défonçant tous ses fruits taquins
qui me faisaient de l'aguicherie comme pas possible.
Ils ont tellement aimé que je t'ai balancé tout ça dans une casserole en décidant que les femmes devaient attendre que les hommes aient fini.

compote-3.JPG

    Là on peut voir que c'est fini, et que j'avais pas de plat assez grand pour tout, donc j'ai fait un bol
pour la clodo d'en bas. (je déconne le bol je l'ai balancé sur le mur pour rigoler un coup)
(nan mais c'est pas ce que tu crois je suis habité par l'esprit de Jackson Pollock en fait)
(et c'est pas facile tous les jours)
Donc juste au début de la cuisson, j'ai rajouté 100g de sucre, un gros jet de citron pervers, et puis j'ai
oublié la cannelle, et c'est bien dommage, mais c'était très bon quand même.

Sinon il m'en reste plein, t'en veux un pot ?

Par Damo
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